Historique
Au sortir de la seconde guerre mondiale, un nombre croissant de malades, handicapés ou victimes de guerre sans emploi ne pouvaient s'insérer dans le circuit économique.
- Le besoin de reconstruction qui nécessitait le soutien d‘une large main d’œuvre qualifiée, poussa le Ministre Robert Buron – lui-même handicapé - à créer le Comité National de la Productivité pour étudier les nouvelles méthodes de production.
- Parallèlement, fut instituée par le Ministère du travail, la Commission Interministérielle du Reclassement des "Diminués Physiques".
Cette situation exceptionnelle de personnes handicapées favorisa la création de nombreuses associations dont la FNM qui deviendra FNMIP (Fédération Nationale des Malades Infirmes et Paralysés).
Cette dernière prendra une part déterminante dans l’évolution législative en faveur du travail pour les personnes handicapées. Le 23 novembre 1957 est promulguée la loi fondamentale sur le reclassement professionnel des travailleurs handicapés, véritable Charte des "Diminués Physiques".
La naissance de l’ANRTP (1954)
En 1953, Alfred Rosier, directeur de la Main d'Œuvre au Ministère du Travail proposa à la Commission Interministérielle du Reclassement des "Diminués Physiques", la création d’une association spécifique de réinsertion de ces personnes, dans l'esprit de l'organisme britannique "REMPLOY".
C’est ainsi que l’ANRTP (AssociatioN pour la Réhabilitation professionnelle par le Travail Protégé) - association loi 1901 qui sera reconnue d’utilité publique par décret du 19 février 1968 - vit le jour, le 12 avril 1954.
Le Conseil d'Administration de l'association était essentiellement composé :
- de hauts fonctionnaires de différents ministères concernés par le handicap (Sécurité Sociale, Travail, Santé, Anciens Combattants, Finances) ;
- de représentants syndicaux et du patronat ;
- de personnalités issues du monde des malades et invalides (Suzanne Fouché de L'ADAPT, André Trannoy de l'APF, Armand Court de la FNBPC et Francis Montès de la FNMIP).
Dès sa première réunion, le conseil d’administration de l'ANRTP se donna pour buts :
- la création d’Ateliers Protégés pour les malades et grands infirmes dont l’état de santé leur interdisait, momentanément ou durablement, de reprendre ou de trouver un emploi dans une entreprise ordinaire ;
- l’entretien de relations avec des grandes entreprises parisiennes afin que celles-ci créent des Ateliers Protégés annexés à leurs propres ateliers de production ;
- l'accueil de handicapés mais également de déficients intellectuels et psychiques (mixité pathologique).
L’ANRTP devient dès lors un partenaire important dans la mise en œuvre des politiques d’insertion des travailleurs handicapés.
Ses premières réalisations furent :
En 1954, la création, rue N-D des Victoires (Paris, 2ème) :
- d’une section de réentrainement à l’effort et de formation professionnelle de mécaniciennes en confection ;
- d’un premier atelier offrant 24 emplois.
En 1955, la création d’un premier CAT (Centre d’Aide par le Travail) pour grands infirmes, rue d'Aligre dans le 12ème arrondissement de Paris.
En 1956, l’ouverture d’une section d’adaptation professionnelle, pour aveugles et amblyopes, aux travaux de métallurgie, rue Daru dans le 8ème arrondissement de Paris.
De l’ANRTP à l’ANRH
En 1957, Francis Montès est nommé Secrétaire Général de l'ANRTP. Il en devient président en 1965, fonction qu’il occupe encore aujourd'hui.
En 1962, l'ANRTP acquiert un immeuble, rue du Pont-aux-Choux dans le 3ème arrondissement de Paris. Elle y installe son siège social, et y transfère ses ateliers de N-D des Victoires et de la rue Daru.
En 1965, l'association achète un autre immeuble, Boulevard de Belleville dans le 11ème arrondissement de Paris, et y regroupe toutes ses activités de formation :
- Un Centre de Formation de bobinage/câblage
- Une Section de formation de dactylographes avec télex pour sourds et sourds-muets.
En 1995, elle installe son nouveau siège social et son CAT, dans le 11ème arrondissement de Paris, 17 Impasse Truillot.
En cinquante ans, l’ANRH (ex-ANRTP) :
- Crée 18 établissements et plus de 1300 emplois ;
- Renforce et diversifie son offre de formations ;
- Développe une activité de conseil aux entreprises et collectivités.









